Bel canto et virtuosité vocale dans l’histoire du chant

 

Giacomo Puccini
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Giulio Caccini introduit des oeuvres mettant en évidence la virtuosité vocale des chanteurs et le terme bel canto est le nouveau terme utilisé en l’an 1600. L’entraîement vocal était centralisé sur une seul régistre. Plus tard, les italiens se divisèrent eux-mêmes en deux camps, le premier soutenant qu’il y avait deux régistres, l’autre qu’il y en avait trois.

Le légendaire ténor Gilbert-Louis Duprez a été crédité comme étant le premier chanteur au monde qui émetta le premier contre-ut de poitrine. C’était en 1837. Rossini détestait cette technique, disant: «Pare l’urlo di un cappone al quale si strozza la gola». (On croirait entendre le coauc d’un capon que l’on vient de couper le cou». On ne sait si cela est vrai. On ne sait également pas s’il émettait avec la note dela poitrine à la Di Stefano? On sait cependant que Rossini préférait les castrats pour étirer la ligne de chant, disparus hélas dès cette époque.

Après Duprez, il y eu Alexis de Garaudé. Il cite dans son ouvrage intitulé «Méthode complète du chant» paru en 1830: «In the tenor voice, the head tones regularly employed have an infinite charm. One must attack them with strength and purity, and must unite them imperceptibly with the chest voice.»

Plus près de nous, il y eu la technique dite moderne du belcanto appelée par certains Belcanto Pertiliano. On sait ependant que Pertile était souvent critiqué pour le manque de beauté de sa voix et d’écarts de conduite dans la ligne de chant – en exagérant les larmoiements  encore plus que ne le faisait Gigli. Pourquoi Toscanini ne ne remettait pas sur les tracs lui qui le considérait comme son ténor préféré bien qu’Il avait une voix rugeuse et désuète? Pour le comprendre il faut écouter minutieusement Pertile dans ses prestations sur disques acoustiques et électriques. Son chant est rempli de fantaisies, de passion, d’abandon. On constate un contrôle absolu de la voix. Sa technique est solide comme le roc de Gibraltar. Il n’est jamais, mais jamais dans les câbles. On remarque une sécurité extrême autant dans le répertoire Bellini, Donizetti, Puccini et Wagner.

Peut importe si on doit l’expression belcanto à Caccini, Garaudé ou Pertile. On parle tout simplement de bel canto, schöne gesang, beau chant.

Les soeurs Ponselle

Rosa Ponselle at the NBC Radio microphone, 1936
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Rosa Ponselle a appri à chanter dans le vaudeveille avec sa soeurCarmlea. Elle n’a jamais prit de leçonsde chant de quiconque. C’est à suggestion de Caruso que le gérant général du Met Gatti-Gasazza luis demanda d’interpréter Leonora dans Forza del Destino. Elle n’avait jamais chanté à l’opéra dans aucun spectacle, nulle part. C’était le 15 novembre 1918. Elle devint du jour au lendemain une interprète de renommée internationale.

Ponselle était une soprano dramatico d’agilità et elle choisissait ses rôles en conséquence. Norma, Trovatore, Forza del Destino. La Vestale. Elle était dans une classe à part pour interpréter L’altra notte, Ritorna vincitor, Siuicido! Sa carrière fut brève, moins de 20 ans. Elle interpréta seulement 20 rôles dont la moitié était des opéras non populaires. Quelle malchance pour nous qu’elle n’ ait pu interpréter Mcbeth ou Mefistofele ou un opéra de Puccini.

Une chanteuse aurait pu possiblement rivaliser avec elle, sa sœur Carmela. À l’instar de Rosa, Carmela n’a pas eu d’entraînement vocal. Les deux sœurs jouaient régulièrement dans le vaudeville. Elles se partageaient les rôles et Carmela – sa grande sœur, chantait alto et laissait ainsi à Rosa la partie mezzo. La qualité vocale de Carmela ainsi que sa technique étaient similaires. Une jalousie s’installa.Carmela dépendait trop de sa soeur. Mais elle aurait pu s’exiler et connaître une carrière pour chanter mezzo. Une grande perte pour l’opéra.

Rosa Ponselle était très péoccupée par ses notes aigues. Dans les années 1930 elle ajouta Carmen à son répertoire et qui tourna en tempête d’opinons controversées malgré le consensus qu’elle donna une grande interprétation.

Les premiers enregistrements de voix masculines vers 1900

Italian opera singer Giovanni Zenatello (1876-...
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Liste partielle des chanteurs masculins italiens (entraînement italien) qui ont réalisé les premiers enregistrments nés sur plusieurs génération entre 1831 et 1879.

Tenori lyriques purs

Fernando De Lucia
Joseph O’Mara
Francesco Daddi
Eoardo Garbin
Ferrucicio Giannini
Alessandro Bonci
Elvino Ventura
Giuseppe Anselmi
Aristodemo Giorgini

Tenori dramatiques purs

Francesco Tamagno
Giovanni De Negri
Fiorella Giraud
Antonio Paoli
Giovanni Borgatti
Giovannin Walls
Amadeo Bassi
Giovanni Zenatello
Edoardo Ferrari-Fontana

Tenori lyrico-dramatico

Francesco Marconi
Fernando Valero
Francesco Vignas
Giovanni Apotulo
Florencio Constantino
Enrico Caruso
Piero Schiavazzi

Baritoni plutôt Belcanto

A Del Campo
Antonio Cotogni
Sir Charles Stanley
Victor Maurel
Antonio Margini-Coletti
Mattia Battistini
Francesca d’Andrade
Antonio Pini-Corsi
Mario Ancona
Giuseppe Pacini
Antonio Scotti
Giuseppe De Lucca

Baritoni plutôt Verismo

Eugenio Giraldoni
Mario Sammarco
Riccardo Stracciari
Titta Ruffo
Domenico Viglione-Borghese
Pasquale Amato

Bassi

Franceso Navarrini
Giovanni Gravina
Andrès (Perello) De Segurola
Adamo Didur

Les premiers enregistrements vers 1900

Thomas Edison and his early phonograph. Croppe...
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Les premiers enregistrrments des grands chanteurs ont débutés en 1896. Cependant, la reproduction sonore commença en 1877 lorsque Thomas Edison enregistra les mots «Mary had a little lamb» par le truchement d’un cylindre. En 1888, Edison inventa le phonographe. Au même moment, le compétiteur Colombia inventa à son tour le graphophone. Les deux machines jouaient des rouleaux de cire. Il est dommage que Edison n’ait pu inventer son appareil en 1880, car on aurait pu entendre Adelina Patti, Teresa Stolz et Jenny Lind.

En 1894, Émile Berliner passa à l’histoire en inventant le premier disque plat. Bien que les rouleaux de cire étaient considérés comme agréable à entendre, les disques plats étaient reproduits plus rapidement et étaient moins dispendieux. Les compagnies de disques comme la Victor aont su créer une équipe gagnante avec des musiciens qui avaient de gros noms comme Enrico Caruso et le recruteur très habile Fred Gainsberg. Le public achetait des disques plats (ceux de Caruso) et les rouleaux de cire étaient délaissés. En 1920, il était possible d’acheter des rouleaux de cire, tout comme à la fin des années 1940.

Voici une liste brève des chanteurs féminins italiens de plusieurs générations nés entre1831 et 1879 (entraînement italien) qui ont réalisés les premiers enregistrements.

Soprani (style prédominant Belcanto)

Adelina Patti
Emma Albani
Ines de Frate
Ada Adini
Fanny Torresella
Medea Mei-Figer
Marcella Sembrich
Elena Teodorini
Nellie Melba
Sigrid Arnoldson
Blanche Marchesi
Olimpia Boronat
Ellen Beach Yaw
Josefina Huguet
Regina Pacini
Luisa Tetrazzini
Irene Abendroth
Louise Kirkby-Lunn
Maria Galvany
Ester Ferrabini

Soprani (style prédominant Verismo)

Adelina Stehle
Teresa Arkel
Cesira Ferrani
Gemma Bellincioni
Angelica Pandolfini
Salomea Krusceniski
Lina Cavalieri
Janina Korolewicz-Wayda
Rosina Storchio
Maria Farneti
Amelia Pinto

Soprani dramatiques

Maria De Macchi
Eugenia Burzio
Clestina Bonisegna
Giannina Russ

Contralti

Eugenia Mantelli
Guerrina Fabbri
Armida Parsi-Petinella
Maria Gay

La technique après 1925

Avant 1925, les chanteurs étaient enregistrés dans un cornet acoustique. C’était la période des enregistrements acoustiques. Après 1925, le microphone permit d’enregistrer et reproduire plus fidèlement la musique avec une basse distorsion. Il s’agit dès lors d’enregistrements électriques.

Plusieurs grands chanteurs émergèrent de la période électrique bien que certaines voix furent surévaluées. Ce fut le cas avec Maria Caniglia avec des effets d’enregistrement exagérés malgré le talent et le haut niveau d’entraînement de l’artiste. Ou encore, de Toti Dal Monte qui interpréta trop de rôles dramatiques (Violetta, Gilda, Lucia). Par la suite, elle changea de répertoire pour aborder des rôles lirico-spinto comme Butterfly et qui se sont avérés désatreux et l’obligea à mettre abruptement fin à sa carrière.

Heureusement, de grands interprètent eurent de longues de carrières au cours de cette période:

  • Ettore Bastianini
  • Ricardo Stracciari
  • Rosa Ponselle
  • Enzo Pinza
  • Apollo Ganforte
  • Mario Basiola
  • Pasquale Amato
  • José Mardones
  • Carlo Tagliabue
  • Heinrich Schlusnus («Il Balen», enregistré 1937)
  • Carlos  Zanelli Morales (Carlo Morelli)
  • Renato Zanelli Morales (Renato Zanelli) (baritenor dont Caruso et Domingo ont eu la chance qu’il n’ait pas chanté pendant leur période respective tant le timbre baritonal était gorgeous)
  • Giacomo Lauri-Volpi («A te, o cara» et «Meco All’altar» sont demeurés insurpassés)
  • Giovanni Martinelli
  • Joseph Hislop (professeur de Birgit Nilsson, Irmgard Seefried et Jussi Bjoërling)
  • Helge Rosewaenge
  • Richard Tauber (né Ernst Seifeert, le plus populaire et versatile des chanteurs de l’hisoire)
  • Jan Kiepura («Air de la fleur», en 1942, ténor sous-évalué qui joua dans de nombreux films)
  • Tito Schipa (l’inconparable tenori di grazia qui avant lui était Fernando De Lucia et après Cesare Valetti)
  • Irene Minghini-Cattaneo
  • Gianna Pederzini
  • Ebe Stignani («O don fatale»)
  • Cloë Elmo  («Stella del marinar» de la Gioconda)
  • Giuseppina Zinetti
  • Marion Telva (avec Ponselle en 1929 dans le duo Mira, o Norma»)
  • Gladys Swarthout
  • Rosa Ponselle
  • Carmela Ponselle
  • Julius Huehn
  • Claudia Muzio
  • Mafalda Favero
  • Iva Pacetti (chanta principalement en Italie)
  • Lucrezia Bori (née à Valencia sous le nom de Lucrecia Borja y Gonzales de Riancho)
  • Lina Bruna Rasa
  • Aureliano Pertile
  • Margherita Carosiora
  • Apollo Granforte
  • Liugi Pasero
  • Vivian Della Chesia
  • Stella Roman (née en Roumanie sous le nom de Florica Vierica Alma Stela Blasu)

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